Voilà maintenant certaines notes sur le 20ème et 21ème siècle prises dans mes lectures dans le livre L'âge d'or: Histoire de la poursuite du bonheur.

Le 20ème siècle peut se séparer en deux périodes distinctes:

Début du siècle jusqu'à 1980

 •Au début du siècle, et surtout après les deux Guerres mondiales, les intellectuels ne croient plus au bonheur. Ils sont désabusés.

• L'homme au XXème siècle: -il a perdu foi en la science (il commence à en voir les effets négatifs)

                                          - le bonheur est pour lui une idée utopique

Après 1980

•Période de changement : on recommence à s'intéresser à la question du bonheur

•Le bonheur devient une obsession. Il est partout (livres, médias, publicité, etc.)

•Dans les années 80, l'homme se replie sur son bonheur personnel (individualisation). Le bonheur public et le bonheur privé sont maintenant inséparables, pour la première fois dans l'histoire. Pourquoi? «car les médias récupèrent les aspirations individuelles au service de l'hyperconsommation»

•Le bonheur est devenu une norme sociale, une obligation morale dans la société occidentale. Il faut être heureux, sinon l'homme est considéré comme anormal. Il est honteux d'être malheureux.

•Contexte plutôt difficile des années 80 :« croissance plus faible, chômage, dégradation du cadre de vie, incertitudes concernant l'avenir, crise financière...»

Au 21ème siècle

•André Comte-Sponville se réintéresse au bonheur à partir du 20è siècle.

•Avec les philosophes classiques, le bonheur était innaccessible au commun des mortels. Bonheur autodestructible : satisfaction d'un désir (entraîne le manque ou l'ennui.)

•véritable sagesse: ne plus rien espérer

•En lien avec les sagesses orientales : «Seul est heureux celui qui a perdu tout espoir : car l'espoir est la plus grande torture qui soit, et le désespoir, le plus grand bonheur» (hindouisme)

•Le bonheur s'acquiert par la sagesse de la vie quotidienne : aimer ce qu'on a, vouloir ce qu'on peut

•Il faut renoncer au bonheur absolu, et se contenter d'un bonheur relatif . Donc, la tendance des philosophes contemporains: préconiser un arrêt de la poursuite du bonheur

•Le bonheur des philosophes du passé est totalement illusoire (donc, Épicure et etc.)

•Il y a même parfois des réaction contre l'idée du bonheur : «L'obsession de la vie heureuse est devenue tellement envahissante qu'elle provoque l'écoeurement. » p. 487


 

Lors de ces lectures, j'ai trouvé une autre piste possible pour une oeuvre d'art: Happiness de Robert Rauschenberg (1994). Cette fois-ci, cette oeuvre provient du XXè siècle et illustre le bonheur à cette époque, qui est partout, mais que personne ne peut vraiment définir. C'est un peu comme un chaos. Cette oeuvre est beaucoup moins évidente à analyser, donc je ne sais pas si je vais la prendre pour ce travail. Je voulais tout de même la mettre dans ce blogue. J'y reviendrai dans un prochain article.

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Source de l'image: http://artsearch.nga.gov.au/Detail.cfm?IRN=11671